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Cérémonie des vœux 2020 de la CCIM.

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Le 4 février 2020, s’est tenue la cérémonie des vœux du président, des élus, et des collaborateurs de la CCI Mayotte.

C’est à cette occasion que les réalisations passées, les projets en cours, mais aussi les projets à venir ont été abordés par le Président de la CCIM, Mohamed Ali Hamid.

En voici un résumé.

Un optimisme moteur

Malgré des freins et des contraintes entraînant une inquiétude au sein des entreprises mahoraises, un élan d’optimisme est insufflé grâce aux initiatives, aux annonces et signatures de convention d’application entre les partenaires et les pouvoirs publics locaux.

On peut à ce propos, citer le contrat de convergence et de transformation 2019-2022. Il représente la traduction budgétaire des engagements de l’Etat et des collectivités, au travers du livre bleu des Outre-mer, du plan pour l’avenir de Mayotte, et du plan de convergence et de transformation. Il a été élaboré en concertation avec le Conseil départemental, les établissements publics de coopération intercommunale et les forces vives du territoire afin de répondre aux attentes des mahorais.

L’effort budgétaire que représente ce contrat est significatif : 1,65 Milliards d’euros sur 4 ans.

Toutefois, la visibilité est nécessaire aux entreprises pour se projeter, et donc anticiper leurs actions. Et c’est en sa qualité de Président du Haut Conseil de la Commande Publique, que Monsieur Mohamed Ali Hamid souhaite rapidement saisir le Préfet pour la prochaine assemblée, dans le but de donner des gages aux chefs d’entreprises locaux, sur leur possibilité d’anticiper les marchés, et de se positionner dessus.

2019, une année de concrétisation et d’ambition

La CCIM c’est avant tout, l’accompagnement au développement économique et montée en compétence, des entreprises, des territoires, mais aussi des particuliers.

Voici un panel de ce qui est désormais proposé :

  • la Maison de l’entreprise : écosystème permettant aux porteurs de projets ou chefs d’entreprises de trouver en un seul lieu, un maximum d’outils pour la création ou le développement de leur entreprise. Ce lieu porte également de nouvelles solutions de financement de projets avec les prêts d’honneurs et les nouveaux dispositifs d’aides à l’investissement du département : la plate-forme initiative Mayotte et ses prêts d’honneur, l’ADIM et le Conseil Départemental avec les aides à l’investissement, et maintenant la BPI avec toutes les solutions d’accompagnement financiers de l’Etat. Vous trouverez aussi à la Maison de l’Entreprise, un centre de formalité complet (CFE). Outre les services qui existaient déjà en matière de création-transmission-reprise, le CFE a désormais la capacité de délivrer toutes formalités qui existent sur le plan national : Chambersign, carte agent immobilier, carte marchands ambulants, carnet ATA, certificat d’origine…

  • l’hôtel d’entreprise ouvert en 2019 à Mgombani, avec les premières solutions d’hébergement. Ces derniers ont d’ailleurs suscité un si fort engouement, qu’il n’y a plus de place. C’est la raison pour laquelle nous travaillons déjà sur l’extension de la maison de l’entreprise, avec le soutien de l’AFD.

Plusieurs services sont désormais ouverts grâce à ces deux outils : la domiciliation d’entreprises et des services administratifs liés, mais aussi un incubateur, que nous souhaitons pousser sur le capital-risque pour permettre de lancer les meilleurs projets grâce à la prise de participation directe…

  • Le service numérique, pour accompagner toutes les entreprises, quelques soit leur taille, à entrer totalement dans l’ère du numérique et du digital. Avec la préfecture, nous accompagnons les entrepreneurs dans l’utilisation de Chorus Pro et Place. Et avec la DIECCTE, nous intervenons sur tous les autres volets désormais obligatoires : les déclarations sociales, les impôts, la douane…
  • le renouvellement du partenariat de la CCIM avec l’ADEME et le Conseil Départemental visant à renforcer son expertise dans le domaine du développement durable et de l’économie circulaire. A noter aussi que nous venons d’ailleurs de signer une convention d’accompagnement avec l’AVCOI pour l’élaboration de la stratégie de promotion de l’économie circulaire des villes de l’océan indien
  • la structuration d’un premier cluster : la cosmétique. Nous travaillons avec le Conseil Départemental, sur la mise en place de filières et l’animation de clusters pour emmener les entreprises à s’imposer ensemble.
  • la formation et montée en compétence des salariés, chefs d’entreprise mais également des jeunes, avec notamment l’inauguration il y a quelques mois, du Point A. Nous travaillons maintenant à sa montée en charge, et finalisons deux conventions majeures :
    • la première avec le Rectorat de Mayotte pour rapprocher le monde de l’entreprise et celui de l’éducation : travailler sur l’orientation des jeunes, l’immersion en entreprises, les stages, la découverte des métiers, la promotion de l’apprentissage…
    • la seconde avec Mlézi pour les publics dits « invisibles », les NEET, sur un programme FSE : accompagner les jeunes sans repère vers le droit de chemin.

Par ailleurs, sur la formation initiale, l’objectif fixé d’un campus de 500 étudiants à la fin de cette mandature, est toujours au centre des préoccupations. Le bureau a validé récemment le recrutement d’un consultant expérimenté pour lancer définitivement ce volet sur le territoire.

Quant à la formation continue, elle n’est pas en reste ; nous comptons mettre les bouchées doubles cette année.

Cette année 2019 a donc illustré les efforts réalisés pour un redressement affirmé et réussi. Si bien que la CCIM peut désormais faire face aux enjeux du territoire. C’est dans ce cadre que le Conseil Départemental, mais aussi la CADEMA ont sollicité la CCIM sur plusieurs sujets. Ces derniers traitent notamment du désenclavement de Mayotte, aussi bien sur le plan aérien que maritime, mais aussi sur les solutions d’animation des commerces de centre-ville.

2020, l’année des grands chantiers

En opération d’infrastructures à vocation économique pour Mayotte, la CCIM va engager cette année près de 30 millions d’euros, dans le cadre de sociétés de projet ad hoc. Tous ces projets sont inscrits dans le contrat de convergence, auquel nous prenons activement part :

  • la Technopôle de Mayotte, dont l’appel à candidature est lancé pour un contrat de promotion immobilière. Le coût global de ce projet est d’environ 14 millions d’euros.
maquette de la technopôle
Maquette de la Technopôle de Mayotte
  • le Port de plaisance Mamoudzou – Dzaoudzi, et le front de mer de Mamoudzou qui représentent un projet de près de 10 millions d’euros, proposé au Conseil Départemental pour changer radicalement le visage de Mayotte sur cette zone
  • les études pour la réalisation d’un complexe multi lab, demandé par le Conseil Départemental, et qui a été confié à la CCIM. Ce projet représente 3 millions d’euros engagés, et au moins autant à lever sur fonds européens Interreg.

Dans le seul objectif de faire gagner Mayotte, et ce, en travaillant dans l’intérêt général, au profit du plus grand nombre, le Président soumettra à l’assemblée générale, la proposition d’ouvrir les groupes de travail de la CCIM, aux professionnels. L’idée étant de créer et d’animer des groupes de travail sur divers sujets indispensables à l’avancée de Mayotte, comme l’amélioration de la desserte aérienne, la création de compagnie maritime, le commerce, l’industrie…

C’est bien là tout le sens de l’engagement du Président, des élus, et des collaborateurs de la CCIM : être à l’écoute des entreprises, du territoire, pour apporter les meilleures solutions.

C’est ainsi que la CCIM va porter pour tous les opérateurs aériens, un projet de hangar maintenance avion.

A cela, s’ajoute un projet de maison du port avec l’UMM, pour tous les opérateurs portuaires, dans une logique d’animation de filières.

Le projet de complexe multi lab quant à lui, porté avec le Conseil Départemental, s’adresse avant tout aux industriels locaux et porte l’ambition d’accélérer l’agro-transformation à Mayotte.

Ce niveau de projet a vocation à se projeter dans la compétition régionale, car c’est à cette échelle qu’il faut désormais aller chercher les relais de croissance. Le projet gazier du Mozambique, est une illustration du besoin d’ouverture au monde des entreprises mahoraises pour réussir.

Au côté du Conseil Départemental, de l’Etat et de l’ADIM, la CCIM participera aux ateliers des taskforces pour travailler sur l’offre mahoraise.

Mayotte se construit maintenant, et doit se construire avec nous tous.

Publié le 6 février 2020